Une profession méconnue… et pourtant essentielle
Lorsque l’on évoque le métier d’agent immobilier, l’image qui nous vient souvent en tête est celle d’une personne accueillant des acheteurs dans une maison fraîchement rangée, vantant les mérites d’un bien ensoleillé. Pourtant, une autre activité reste dans l’ombre : la recherche immobilière. Ce métier, souvent exercé par des chasseurs de biens, demande un investissement considérable, mais sa rémunération reste parfois en décalage avec la charge de travail.
Recherche immobilière : de quoi parle-t-on exactement ?
La recherche immobilière consiste à accompagner un acheteur tout au long de son projet, de l’expression de ses besoins à la signature de l’acte de vente. Contrairement à un agent immobilier qui représente souvent le vendeur, le chasseur immobilier agit exclusivement pour l’acquéreur. Cette démarche sur-mesure implique :
Une étude approfondie du marché.
Des appels aux agences, notaires et particuliers.
Des visites en avant-première et une sélection rigoureuse.
La rédaction pour chaque visite d’un contre-rendu détaillé.
Une évaluation des prix et des potentiels travaux.
Une négociation sur le prix d’achat.
Un accompagnement administratif jusqu’à la signature.
Vente immobilière : un modèle plus connu mais tout aussi exigeant
De son côté, l’agent immobilier « classique » agit principalement pour le vendeur. Il est mandaté pour vendre un bien au meilleur prix et dans les meilleurs délais. Ses missions incluent :
L’estimation du bien.
La prise de photos et la rédaction d’une annonce attractive.
La diffusion sur des plateformes comme SeLoger.
La gestion des appels et la réalisation des visites.
La négociation entre acheteur et vendeur.
L’accompagnement jusqu’à la signature de l’acte authentique.
Un écart de rémunération frappant
Là où la différence devient frappante, c’est sur la question de la rémunération :
Mandat de recherche immobilière : la commission est généralement comprise entre 2 % et 5 % du prix d’achat.
Mandat de vente : la commission se situe plutôt entre 3 % et 7 % du prix de vente.
Prenons un exemple concret :
Pour un bien à 300 000 €, l’agent immobilier qui le vend peut percevoir entre 9 000 € et 21 000 €.
Le chasseur immobilier, qui accompagne son client pour l’acheter, touchera entre 6 000 € et 15 000 €.
À première vue, ces chiffres peuvent sembler similaires. Mais si l’on regarde de plus près, la réalité est bien différente.
Une charge de travail inégale
Pour un agent immobilier
L’agent qui vend un bien peut parfois conclure une vente après quelques visites. Si le marché est dynamique, un bien peut se vendre en quelques jours. Cela peut représenter une belle commission pour un investissement en temps relativement maîtrisé.
Pour un chasseur immobilier
Le professionnel en recherche immobilière, lui, peut consacrer plusieurs mois à une quête fastidieuse :
30 à 50 biens étudiés.
Une dizaine de visites.
Une disponibilité permanente pour son client.
Et parfois… cela n’aboutit pas. Certains acquéreurs changent d’avis ou reportent leur projet. Le chasseur a alors travaillé dans le vide, sans aucune rémunération.
Une reconnaissance encore à construire
En France, selon les chiffres de l’INSEE, le secteur immobilier représente plus de 250 000 professionnels, dont une majorité d’agents commerciaux. Pourtant, la recherche immobilière est encore peu connue. On estime que moins de 5 % des transactions sont réalisées avec un chasseur immobilier, contre plus de 60 % par des agences traditionnelles.
Pourquoi cet écart de rémunération persiste-t-il ?
Visibilité : Le métier d’agent immobilier est ancré dans les esprits. Celui de chasseur reste confidentiel.
Prise de risque : L’agent immobilier est souvent mandaté par plusieurs vendeurs. Le chasseur travaille sur un seul dossier, avec un risque d’échec.
Valeur perçue : L’accompagnement sur-mesure est parfois vu comme un « luxe », alors qu’il fait souvent économiser du temps et de l’argent.
Vers une évolution des mentalités ?
Les chasseurs immobiliers commencent néanmoins à se faire une place. Les acheteurs, surtout dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille, sont de plus en plus nombreux à comprendre que ce service peut leur éviter des erreurs coûteuses. D’ailleurs, certains agents immobiliers développent eux-mêmes une activité de recherche pour diversifier leurs services.
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Conclusion : un même secteur, des réalités bien différentes
L’immobilier est un monde où chaque acteur a son rôle à jouer. L’agent immobilier et le chasseur ne sont pas concurrents : ils répondent à des besoins différents. Mais il est essentiel de mieux comprendre ces métiers pour valoriser le travail parfois invisible de ceux qui arpentent le marché pour trouver la perle rare.
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